Leena Niiranen, gestionnaire administrative au service financier de l’Université de Oulu, en Finlande, a effectué une mobilité de formation Erasmus à Nantes. Pendant 3 semaines, Leena a découvert le fonctionnement d’une université française.

     Leena Niiranen

  • Quelles ont été vos motivations pour effectuer une mobilité de formation Erasmus?

Après une longue carrière à l'Université de Oulu, j'avais très envie de découvrir le fonctionnement d'un service financier dans un autre pays d'Europe et de me former à de nouvelles pratiques. Le programme Erasmus formation m'a offert cette opportunité sur mon temps de travail.

Le français est une langue que j'apprécie beaucoup, même si j'ai peu l'occasion de la pratiquer dans mon pays, et le fait de choisir la France était un défi supplémentaire que je me lançais. J'ai choisi Nantes comme établissement d'accueil, puisque j'avais eu l'occasion de rencontrer l'année dernière la coordinatrice des Relations Internationales de l'IEMN-IAE, Clotilde Tonnerre, alors en visite à l'Université de Oulu et que nous avions alors évoqué mon projet. Par ailleurs, je ne connaissais pas ce pays et c'était un bon moyen de le découvrir !

  • Pouvez-vous nous décrire vos activités principales pendant votre séjour dans nos locaux ?

J'ai eu la chance de pouvoir partir plusieurs semaines, ce qui m'a permis de me plonger au cœur de la vie de plusieurs services. J'ai notamment passé une semaine aux côtés de Zora Dujardin, responsable du Bureau Financier (BUFI) de l'IEMN-IAE. J'ai tout d'abord observé, puis j'ai pris part aux activités du moment, par exemple le pointage des contrats de recherche en cours. J'ai également eu la possibilité de participer à une formation sur le logiciel comptable.

Enfin, j'ai travaillé à la Direction des Affaires Financières (DAF) et lors de la dernière semaine, j'ai suivi quelques cours de français à l'Institut de Recherche et de Formation en Français Langue Etrangère (IRFFLE) pour améliorer mon niveau.


  • Pensez-vous pouvoir ré-investir à Oulu ce que vous avez appris à Nantes ?

C'est encore un peu tôt pour le dire, mais je pense que les compétences acquises ne peuvent qu'enrichir ma vision du travail et des missions à accomplir.

J'ai pu me faire une vision globale de la gestion des finances à l'Université de Nantes, par mes activités à la DAF et la semaine passée au BUFI de l'IEMN-IAE. Il y a à Oulu la même distinction entre services centraux et bureaux financiers dans les composantes. Le travail au sein des composantes est globalement le même. En revanche, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de paperasse, de signatures et de tampons à apposer sur de nombreux documents administratifs ! En Finlande, ce système hiérarchique est moins présent.

Les universités finlandaises sont actuellement en cours de restructuration et de mutualisation des compétences, et de ce point de vue, il était très intéressant de comparer l'évolution de la situation dans nos deux pays. Le contexte est toutefois assez différent : en Finlande, les établissements d'enseignement supérieur externalisent la gestion de certaines compétences, de manière à réduire leurs effectifs. Je ne pense pas que ce soit le cas en France, ou du moins pas à cette échelle.



  • Quels conseils donneriez-vous à un collègue qui souhaiterait effectuer une mobilité de formation ?

Il est important de prendre le temps et saisir les opportunités. Pour ma part, il m'a fallu plusieurs mois pour que mon projet aboutisse et pour convaincre mes collègues que cette expérience était vraiment importante pour ma carrière et pour mon développement personnel. Ce type de mobilité reste encore rare. L'Union Européenne prend en charge, par un système de bourse, une part importante du séjour. Le reste doit être financé par l'établissement d'origine.

Par ailleurs, je tiens à souligner que j'ai été très bien accueillie à mon arrivée à Nantes. De plus, l'Université de Nantes s'était chargée de me trouver un logement à la Maison des Chercheurs, très bien situé et agréable. Je garde un très bon souvenir de cette expérience.