Pour la plupart infirmiers de formation, les cadres de santé exercent souvent leur fonction - à l’hôpital, en maison de retraite, etc. -  sans avoir été toujours formés au management. Le passage par un Institut de formation des cadres de santé (IFCS) leur assure un bagage dans ce domaine. L’IFCS du CHU de Nantes fait mieux : depuis douze ans, il a choisi de monter un partenariat universitaire pour valoriser son diplôme. Celui qui le liait à l’université Dauphine étant arrivé à échéance, l’Institut a lancé un nouvel appel d’offres. Il a été remporté par l’IAE Nantes.

IFCSLa première promo du Master 2 Management et administration des entreprises (MAE), option management des organisations de santé, a démarré à la rentrée 2019. Pourquoi l’IAE Nantes ? « A cause de sa forte valeur ajoutée sur le champ managérial et la possibilité de valoriser la dimension recherche. Cela nous intéressait de faire bénéficier nos étudiants de l’expertise de l’équipe pédagogique en matière de recherche, notamment dans le domaine du management dans le secteur de la santé. C’était la garantie que l’enseignement ne serait pas déconnecté de notre domaine professionnel », explique Valérie Bougeard, directrice de cet IFCS.

L’IFCS a également apprécié la visée intégrative de l’offre de formation proposée par l’IAE Nantes. «  Les  étudiants ne suivent pas deux formations juxtaposées (diplôme de cadre de santé et M2) mais un cursus intégré. Ainsi, toute une partie des enseignements universitaires concourt à l’obtention du diplôme de cadre de santé et il y a énormément de co-évaluations », indique Stéphanie Gentil, responsable pédagogique du Master.

Agés de 40 ans en moyenne, les professionnels de santé en formation viennent chercher des outils et des clés de lecture pour mieux exercer leur fonction. Le programme est chargé et relativement intense (30 heures de cours par semaine). Pour obtenir leurs deux diplômes, ils devront réaliser un seul mémoire de recherche. A mi-parcours, les retours sont largement positifs. « Ils sont très satisfaits des contenus et les jugent utiles à la réflexion sur leur métier. La formation ne baisse pas en exigence et les prépare au mieux à la réalité de l’exercice de leur fonction », souligne Valérie Bougeard. La directrice apprécie enfin la « bienveillance de l’équipe pédagogique à l’égard d’étudiants qui s’engagent vers un métier difficile ».


Extrait de la Bulle d'Air n° 4 - 2020