• Avril 2012


Portrait




    Claire ROUSSEAU




Master 2 Management de Projet d'Innovation et Entrepreneuriat

Promotion : 2012
Formation d'origine : Licence 3 Langues Étrangères Appliquées, année en Erasmus en Espagne (Saragosse) et Master 1 Langues Étrangères Appliquées (Université de Nantes)
Formation suivie : Master 2 Management de Projet d'Innovation et Entrepreneuriat - Vietnam


LE DÉPART AU VIETNAM

  • Pourquoi avez-vous choisi de suivre le Master au Vietnam plutôt qu'en France ?
Après avoir suivi une Licence et un Master 1 LEA, j'ai trouvé un poste de Chargée d'études de marché dans un bureau d'études à Nantes, spécialisé dans les projets d'innovation, pendant un an. Mais j'avais quand-même envie de poursuivre mes études en Master 2. Mon travail m'a permis de découvrir l'importance du management et les lacunes que j'avais dans ce domaine, j'ai donc décidé de compléter ma formation en management pour pouvoir mener des projets de A à Z.

Sur la page web de présentation du Master Management de Projet d'Innovation et Entrepreneuriat, j'ai vu que les étudiants avaient la possibilité de le suivre au Vietnam et cela m'a tout de suite tentée. J'avais déjà passé un an d'études en Espagne et fait mon stage de Master 1 à Madrid, en Espagne également, où j'ai découvert une culture, une manière d'enseigner et un mode de réflexion différents. Cette expérience développe les capacités d'adaptation, d'ouverture... c'est ce qui m'a plu.

  • Comment s'est passée votre intégration à Hanoï ?
Je suis partie avec cinq autres Français faisant le même Master. Climat (90% d'humidité !!), langue, culture, marchandage... dès l'arrivée à l'aéroport, ce fut le dépaysement total !!
Dans l'ensemble, l'intégration s'est plutôt bien passée, mais le niveau d'anglais des Vietnamiens est plutôt faible, alors il a fallu apprendre leur langue. Nous avons suivi des cours de vietnamien pendant quatre mois à l'ESCE. C'était difficile, surtout à l'oral, mais on arrive à peu près à se faire comprendre.


LA FORMATION

  • Comment s'est déroulée la formation à l'École Supérieure de Commerce Extérieur ?
La promotion était composée de trente-trois étudiants, dont six Français, deux Cambodgiens, deux Laotiens et une Marocaine. Les Vietnamiens travaillant en parallèle de leur formation, nous avons suivi les cours le soir, du lundi au samedi, de 18h à 21h, sur le principe d'une semaine = une matière, avec l'examen le samedi. Cette formule nous a permis de nous plonger complètement dans le cours et de travailler à fond, mais en même temps, nous n'avions pas le temps de prendre du recul et de faire des recherches complémentaires sur les sujets traités...

La majorité des enseignants qui nous ont fait cours étaient Français et venaient spécialement de France pendant une semaine, mais ils étaient plutôt disponibles et nous pouvions les contacter facilement si nous avions des questions. Ces cours ont été les plus passionnants que j'aie suivis !!

Par ailleurs, nous avons constitué des groupes de travail en début d'année pour mener un projet pendant 6-7mois. Chaque groupe était composé d'un étudiant français qui, en général, avait le rôle de chef de projet. Cela nous a permis de mieux nous connaître, de travailler dans un environnement multiculturel et d'apporter des idées différentes. Nous avons travaillé sur un projet concret et d'actualité : "Promouvoir le port du casque chez les enfants passagers de deux-roues motorisés". L'objectif était de lancer des actions de sensibilisation visant à encourager le port du casque pour limiter l'impact des accidents ainsi que de faire créer une loi à ce sujet. En tant que chef de projet, j'ai énormément appris, même si cela m'a demandé un grand investissement et beaucoup de temps.

La promotion 2011-2012
La promotion 2011-2012

  • Quelle relation avez-vous entretenu avec les étudiants français et vietnamiens ?
Il y a eu une très bonne ambiance au sein de notre promotion ! En plus, comme tous les cours étaient en français, les étudiants nous sollicitaient souvent pour expliquer des points de cours ou traduire des expressions. Par ailleurs, les étudiants vietnamiens nous ont fait découvrir la ville, leur culture, leur gastronomie, leur langue... Toujours disponibles et volontaires, nous pouvions compter sur eux pour nous aider dans la vie de tous les jours.  
  
Entre Français aussi, nous nous sommes tous très bien entendus, nous avions les mêmes points de vue et la même curiosité. Nous allons tous garder contact !!!


L'EXPÉRIENCE

  • Quel souvenir gardez-vous de votre année ?
Globalement, je garde un très bon souvenir de ce séjour, je ne regrette absolument pas ! J'ai beaucoup appris, j'ai eu des cours très intéressants, je me suis intéressée à la culture vietnamienne. J'ai vécu une expérience enrichissante qui m'a beaucoup apporté... Pour l'instant, c'est l'une des plus belles expériences que j'ai vécues !!

Côté travail, mon regard sur le travail avec les Asiatiques a changé. C'est important car je compte travailler avec des personnes de toutes nationalités plus tard.

  • Avez-vous un conseil aux étudiants intéressés par cette formule ?
Il faut savoir que l'ESCE est présentée comme la meilleure école de commerce du Vietnam, la plus cotée. Alors si vous voulez vous spécialiser en management de projet, vous maîtrisez à peu près l'anglais et vous êtes un peu aventurier... tentez l'expérience !


Propos recueillis par Julie Degrenne, avril 2012

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Les relations entre l'Université de Nantes et l'École Supérieure de Commerce Extérieur (Foreign Trade University)

Le Master Management de Projet d'Innovation et Entrepreneuriat est délocalisé au Vietnam depuis septembre 2007. Cette collaboration entre les deux universités est vue comme une véritable opportunité pour cette région en plein développement, qui ne manque pas de projets. Les étudiants vietnamiens ont tous un cursus de haut niveau et possèdent déjà une expérience professionnelle de plusieurs années. Les  perspectives sont prometteuses tant le besoin de formation en management de projet est grand dans ce pays dont la croissance est à deux chiffres depuis plusieurs années.

Un groupe en anglais vient d'ouvrir en mars pour accueillir les étudiants anglophones, de plus en plus nombreux.