Une jeune vétérinaire, diplômée du Master Marketing des Produits et Services de Santé en formation continue, nous livre ses impressions sur son stage de fin de cursus aux Etats-Unis.

Formation : Master Marketing des Produits et Services de Santé  
Promotion : 2009


Vétérinaire de formation, et après une petite expérience en laboratoire pharmaceutique, en R&D dans le secteur de la santé animale, j'ai fini par réaliser que c'est en marketing que je pourrai « m'amuser ». Une consœur et amie m'ayant vanté les mérites du master Marketing des Produits et Services de Santé de M. Clerfeuille, je n'ai pas hésité.

    J'ai donc tenté l'aventure en ayant pour objectif de mettre la théorie marketing en pratique à l'étranger, si possible en pays anglophone, à l'occasion du stage inclus dans la formation et qui, dans mon cas, était facultatif. C'était pour moi l'occasion de vivre une expérience à l'étranger, sachant que la double compétence vétérinaire/marketing en serait d'autant plus valorisée. Ma stratégie : foncer, de façon à pouvoir saisir toute opportunité. Mes tactiques : une seule en fait, la méthode « tsunami » ! J'ai donc inondé les laboratoires de mon CV. Résultat : plusieurs offres intéressantes en équipe internationale, devant me permettre de pratiquer l'anglais, mais basées en France ; et une offre intéressante, à CEVA Biomune, une filiale de CEVA Santé Animale... aux Etats-Unis ! L'offre consistait à travailler essentiellement sur des vaccins destinés à la volaille : bon, je n'y connaissais rien, mais n'étant pas une poule mouillée, je me suis dit « il faut se lancer ». Et puis la filiale était basée... au Kansas.

    On s'imagine débarquer au milieu des cow boys, au pays de la country music, et on découvre que le Kansas ce n'est pas le Far West mais le Midwest, autant dire le « middle of nowhere », avec un temps plus exécrable encore qu'en Bretagne ! Evidemment, la démesure américaine, elle, ne pas fait défaut. Cependant, tout cela ne m'a pas empêchée de vivre cette expérience comme une formidable aventure.

    Une aventure professionnelle tout d'abord. Je me suis vite retrouvée dans le vif du sujet défini dans ma convention de stage, à savoir « "faire" du marketing malgré et avec les autres fonctions de l'entreprise ». Autrement dit, savoir jongler entre les disciplines et les personnalités, en ayant un emploi du temps plein comme un œuf. Cela ne va pas sans quelques prises de bec, mais on apprend vite à ne pas y laisser de plumes... Au final, j'ai compris que le marketing, en pratique, c'est une bonne dose de théorie et beaucoup de bon sens. Le master Marketing des Produits et Services de Santé m'a bien préparée à cela, grâce aux solides bases marketing enseignées et mises en pratique à l'occasion de nombreux travaux de groupes, réalisés en temps limité ; grâce aussi au partage d'expérience de professionnels évoluant dans les secteurs de la santé et du marketing.

    Par ailleurs, ce stage a aussi et surtout été une aventure humaine, par la découverte d'autres cultures : américaine évidemment, mais aussi indienne et chinoise notamment. Evoluer au sein d'une équipe internationale est extrêmement enrichissant et stimulant. Bien sûr il ne faut pas oublier l'apprentissage de l'anglais « made in US ».
    Bref, un stage très complet, qui m'aura permis de travailler sur la mise en place de nouveaux packagings, la rédaction d'un plan marketing et sa mise en pratique ; de réfléchir à la commercialisation de produits dans d'autres filiales du groupe ; et d'intéragir effectivement avec différents secteurs de l'entreprise et même au-delà, par la collaboration avec une agence de communication.

    Le passage par un stage me paraît essentiel pour intégrer et optimiser les notions enseignées. Il faut vraiment consacrer du temps et se donner les moyens d'obtenir un bon stage, et éviter autant que possible les choix par défaut, qui sont bien souvent décevants. Je recommande vivement de profiter du stage pour se faire une expérience à l'étranger : les quelques obstacles qu'il faut franchir, tels que les démarches administratives, la peur de l'inconnu, et éventuellement la barrière de la langue, ne sont rien comparés au bénéfice engendré, tant sur le plan professionnel que personnel. Pour ma part, et contre toute attente, cette formidable aventure de 6 mois va se prolonger par un poste de chef de produit. Comme quoi, petit à petit , l'oiseau fait son nid...